Le vieux village

L’ancien village s’étendait sous la calade qui monte à l’église de Saint Marcel, au plus près du château médiéval à qui il devait sa protection.

Abandonné à la fin du 14ème siècle, il n’en subsiste que quelques vestiges à peine visibles sous la végétation. 

Déplacé plus au nord il se compose actuellement d’une douzaine de maisons le long de la rue principale qui chemine jusqu’à l’ancienne porte fortifiée (poterne) permettant alors de pénétrer dans l’enceinte du château médiéval.

C’est sous cette voûte que se trouvait la porte fortifiée et que l’on peut voir sur la gauche la chapelle Saint Philomène qui a accueilli jusqu’en 2015 le musée de l’œuf.

Cette photographie prise entre 1875 et 1890 présente une vue du village un jour de foire au mois de mai. L’école a été construite quelques années plus tard et n’est pas encore visible :

Sur cette carte postale datant de 1910 l’école apparaît au premier plan. Elle accueillait une trentaine d’enfants.

Au fil des années le vieux village a été déserté par ses habitants qui sont allés habiter dans la plaine. Dans les années 1958-1960 la famille MOREIRA est la dernière à habiter dans le vieux village. 

Le village comprend alors plusieurs maisons en ruines.

En 1960-61 l’école est transférée vers le quartier Talon, à son emplacement actuel.

A la même époque le sculpteur parisien Joseph RIVIÈRE s’installe au vieux village  et entreprend de restaurer les maisons en ruines et d’embellir les environs.

Dans les années 1968-1969 son travail porte ses fruits et le vieux village attire de nouveaux arrivants.

Joseph RIVIÈRE (à gauche) et ses invités le 21 août 1958 sur la terrasse de sa maison du vieux village acquise en 1955

Les ruines disparaissent au profit de maisons en pierre refaites. On aperçoit sur la photographie suivante datant des années 50-60 la maison de Joseph RIVIÈRE et sa terrasse ceinte de créneaux qui surplombe l’ancienne porte fortifiée.

Lawrence HOGBEN compte également parmis les personnalités ayant habités le vieux village. Il est l’un des météorologues anglais ayant convaincu le général Eisenhower de décaler le jour du débarquement du 5 au 6 juin 1944 afin d’éviter une tempête. Il déclara :  « Il nous a fallu du courage pour dire « Non » le 5 juin ; et il nous a fallu du courage pour prévoir un « Oui » pour le 6 juin. J’avais peur, comme nous tous, je pense, de me tromper… nous savions que nous écrivions l’histoire. »

https://www.stuff.co.nz/world/europe/65492543/New-Zealander-who-forecast-D-day-landings-has-died

https://www.lrb.co.uk/the-paper/v16/n10/lawrence-hogben/diary


1981 – Lawrence HOGBEN (chemise violette). (fonds Sheila SADOFF)
1981 (fonds Sheila SADOFF)
1981 – Arrière de la maison HOGBEN (fonds Sheila SADOFF)
1981 – Elaine HOGBEN avec le Général PERDRIZET, aviateur crétois de la IIème guerre mondiale (fonds Sheila SADOFF)
1982 – L’église Saint Marcel depuis la terrasse de la maison HOGBEN (fonds Sheila SADOFF)

Grégory DELHOMME

Pour aller plus loin :

  • Vidéo de Jean-Pierre MOREIRA
  • Jean-Noel COURIOL « Le village de Soyans » octobre 2000
  • Articles de presse
  • Photographies et cartes postales

Nota :

Le patrimoine historique de Soyans est riche, mais afin de mieux le préserver il est important de bien le connaître. Si vous détenez des documents, photographies, ouvrages, dessins, etc… vous pouvez en informer la Mairie afin que l’on puisse enrichir ces pages.

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